jeudi 14 juillet 2016
lundi 13 juin 2016
dimanche 15 novembre 2015
dimanche 5 avril 2015
Les bicyclettes à Gaza
La ville de Gaza est la plus grande de la Bande de Gaza. Avec 400.000
habitants, c’est aussi la plus peuplée. Le taux de croissance démographique est
proche du 3%. Donc, elle est un monstre très difficile de gérer. Ces chiffres
pourraient faire penser que l’objectif municipal est de survivre à tout prix.
Ceci est faut. La ville veut pouvoir offrir des services municipaux, si
possible de qualité.
L’un d’entre eux est l’assainissement urbain. La mairie a essayé divers projets pour surmonter le
manque de voiture que les fonctionnaires doivent utiliser dans ces services
municipaux. L’un de ces projets est bien
curieux. Il s’agit de l’utilisation des bicyclettes.
Ce projet a été très bien reçu par les Gazaouis et les services de l’environnement. Le manque de voitures
municipales n’est pas nouveau. Le transport a toujours été un problème. Cela a
obligé les ingénieurs municipaux à prévoir constamment des solutions. Ils ont
réussi que le Conseil municipal approuve l’idée au mois de septembre 2014.
Chaque inspecteur municipal a droit à un vélo unique, identifié par son numéro
de série et visible pour tous avec son logo municipal et sa couleur orange. De leurs
côtés, les employés de la ville sont heureux de cet outil de travail. Certains
utilisaient déjà leurs vélos privés. Rouillés, vieux et lourds, ceux-ci étaient
une mauvaise image pour la fonction publique.
Á Gaza comme dans
nombre de pays méditerranéens, les deux-roues sont vus comme des moyens de
locomotion utilisés par les pauvres, bien loin des paramètres hollandais.
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Pays/territoire :
Gaza
samedi 21 mars 2015
21 mars, Journée internationale de lutte contre le racisme
Il y a 49 ans, l’ONU a instauré la Journée internationale de lutte contre
le racisme. En Espagne, l’année 1966 est la vingt-septième année du régime de Franco,
selon-lui, un régime de paix, la paix des cimetières. Il a fallu attendre l’arrivée
de la démocratie en 1978 pour le racisme commence à exister dans les livres d’études
et dans les lois. C’est dans l’article 14 de la Constitution que l’égalité des
espagnols est proclamée sans qu’aucune discrimination puisse être introduite fondée sur la naissance, la race, le sexe, la religion, l'opinion ou sur toute autre situation ou circonstance personnelle ou sociale.
Cependant, le chemin de l’égalité des citoyens est loin d’être achevé. Les
vieux démons espagnols réapparaissent. L’étranger, le Juif, le Rom, le Musulman
- ou supposé tel - ou encore le sans papier, sont les « boucs émissaires » auxquels est attribuée la responsabilité de
tous les maux et de toutes les injustices de la société, qu’ils sont pourtant
parmi les premiers à subir.
Profitant du désarroi d'une partie de plus en plus grande de la population,
en Espagne comme dans l’ensemble de l’Europe, l’extrême droite progresse. Son discours xénophobe se veut rassurant pour une
partie de la population. En plus, l’apparente
impunité des réseaux sociaux permet une liberté d’expression qui est utilisée
pour tenir des propos odieux, racistes, xénophobes et homophobes.
Mais l’extrême droite n’est pas seule en cause. La Méditerranée est devenue
le cimetière de milliers de migrants africains. En Europe, une nouvelle
campagne de traque contre les sans-papiers a été lancée. Les pays membres de
l’espace Schengen ont organisé une opération baptisée « Mos Maiorum » contre les immigrants clandestins. Les
migrants arrêtés devaient être soit renvoyés dans leur pays d’origine ou bien
maintenus en rétention.
Dans certains pays européens, les expulsions d’étrangers Roms n’ont jamais
été aussi nombreuses. Comment s’étonner de la banalisation du racisme ?
En Espagne, quand les responsables régionaux tiennent des propos
stigmatisants, les citoyens se sentent protéger dans la recrudescence des actes
racistes au quotidien. Au niveau national, il faut savoir que les traques des étrangers ont
commencé avec le circulaire nº 1 du 25 janvier 2010 du Commissariat general des
frontières de la police national. Durement critiqué par les syndicats
policiers, le Ministre de l’Intérieur, Alfredo Pérz Rubalcaba, s’est défendu en
parlant des erreurs de communication. Mais il ne l’a pas dérogé. Les contrôles
au faciès ont perduré. Les Africains et les Sud-Américains subissent les mêmes
injures.
Le 11 janvier, des millions de citoyens ont dit leur solidarité au cri de « Jesuis Charlie ». Ils ont dit aussi leur refus de la haine et de l'amalgame.
Mais depuis cette date, en Espagne aussi, les actes islamophobes ont augmenté par
rapport à janvier 2014. Les actes antisémites ont doublé en un an.
En ce 21 mars, il faut réaffirmer notre refus de toute forme de racisme. Le
véritable objectif doit être une véritable égalité des droits parce que le
racisme prospère sur les inégalités. La société doit se mobiliser pour faire
reculer les problèmes sociaux et politiques, générateurs de souffrances et d’inégalités.
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Pays/territoire :
Madrid, Madrid, España
dimanche 8 mars 2015
Sur la journée internationale de la femme.
Les femmes représentent la moitié de la population. Ce simple chiffre statistique
devrait suffire pour une reconnaissance des droits. Cependant, ce n'est pas le
cas. Principalement dans les zones de conflits armés, elles sont souvent des
proies pour ces durs guérilleros qui prétendent les défendre, bien sûr, sans leurs
accords.
Tel est le cas de Boko Haram, le groupe terroriste du Nigéria, qui justifie
ses actions par une lecture honteuse du Coran. Pour les chercheurs des réseaux
sociaux, je laisse les lectures du hasthtag #BringBackOurGirls qui vont de la
sincère société civile nigérienne à la vague de sentimentalisme globale des
stars du « show business », posant avec des affiches de protestation.
Cependant, après une guerre, les femmes devraient participer activement aux
changements et solutions qui touchent la société, y compris la résolution des
conflits ultérieurs. L’expérience des conflits armés a prouvé qu'il est
d'une importance cruciale de permettre la pleine et égale participation des
femmes dans la paix et la sécurité. L'inclusion des femmes augmente la
probabilité de parvenir à une paix durable.
Malheureusement, les femmes ne sont pas souvent considérées comme parties
prenantes dans les processus de paix. Invitées à prendre les armes en temps de
guerre, elles sont reléguées à des tâches auxiliaires en temps de paix. Tel est
le cas de l'actuel processus de paix en Colombie.
Souvent, elles ont supporté plus de quotas de cruauté dans les conflits que
les hommes. Par conséquent, elles devraient recevoir leurs réparations
proportionnelles et leurs dédommagements. De nombreuses ONGs travaillent dans
cette ligne. Une d'elles est COLEMAD (Colectivo Mujeres al Derecho). Cette association se consacre depuis 2003 à étudier et intervenir sur la situation, les besoins et les droits des femmes rurales touchées par le déplacement forcé et le conflit armé en général, ainsi que sur la responsabilité de l’Etat.
Par conséquent, le monde doit accepter que les femmes ne soient pas de simples
victimes civiles. Il est de justice reconnaître le rôle crucial des femmes dans
la reconstruction de sociétés et de la promotion de la paix.
Les femmes devraient jouer un rôle de décideurs dans toutes les étapes de
résolution des conflits, aussi bien dans la paix, pour les pourparlers de
réconciliation, comme dans la prévention de la répétition à l'avenir des
conflits.
Le quinzième anniversaire de l'adoption de la résolution 1325 du Conseil desécurité de l'ONU est un rappel de la nécessité de redoubler les efforts de donner
une voix aux femmes dans la consolidation de la paix. Grâce à l'adoption d'un
Plan National d'action sur les femmes, paix et sécurité, chaque administration
locale pourrait contribuer substantiellement aux aspirations d'une
implémentation de cette importante résolution.
La garantie de l’égalité des droits pour
les femmes et les hommes est essentielle pour la sécurité et une paix durable
dans le monde.
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femme,
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Pays/territoire :
Nigeria
dimanche 15 février 2015
Le touriste social en Espagne
La Cour de Justice de l'Union Européenne a considéré que les Etats de
l'UE n'étaient pas tenus de verser des prestations à des citoyens d'autres
Etats membres, ne se rendant sur leur territoire que pour bénéficier de
l'aide sociale. L’arrêt de la cour, dans l’affaire C-333/13 peut se lire
en cliquant ici.
On a aussitôt parlé d'un « tourisme social » et de
déplacements en vue de bénéficier de prestations. En Espagne, on montre du
doigt les Roms de Roumanie et de Bugarie.
Cependant, personne n’a osé stigmatiser les retraités européens du Nord qui
achètent des maisons á la plage. Il est évident que les complexes racistes et
xénophobes en sont la cause.
Tout d’abord, il faut reconnaitre que l’article 14 de la Constitution de 1978 a reconnu l’égalité entre tous les
espagnols. Cela a permis de fermer les écoles séparées qui existaient pour les
Roms. Trente ans après, les chiffres sont éloquents. Aujourd’hui, ceux qui
vivent dans les bidonvilles représentent le 4 % de la population face au 31% en
1980. Un taux de 93,2% d’enfants scolarisés prouve l’effort fait par tous.
De leur côté, les Roms no espagnols vivent dans des
conditions précaires et se sont réfugiés dans la mendicité. Ces personnes
cherchent à fuir des discriminations sociales et racistes qui en font de
véritables "relégués" dans leurs pays de nationalité, désormais
membres de l'Union Européenne. C'est dans ce
contexte qu'ils recherchent des conditions de vie meilleures, en premier lieu
par l'accès au travail, le plus souvent dans des métiers particulièrement durs
et mal rémunérés. Mais, ils ne bénéficient aucunement de prestations sociales
qui seraient "de droit", sauf précisément dans les cas où ils
travaillent et paient leurs cotisations sociales.
De l’autre côté de la balance, se trouvent les retraités
européens du Nord. Ceux-ci connaissent leurs droits. Ils savent se défendre. Il
est vrai qu’ils ont, soit signé un bail, soit un contrat d’achat d’une maison.
Ce fait permet qu’ils obtiennent un document, le NIE,
le numéro d’identité de l’étranger. Après-ça, il est plus simple d’avoir la
carte d’assistance sanitaire. Avec ce parcours administratif, ils ont eu accès
au système de santé espagnol, universel, gratuit et organisé par régions
autonomes. Quand on connait les frais
des opérations dans certains pays « riches », on comprend pourquoi
ils viennent s’opérer dans un pays « pauvre » comme l’Espagne.
Maintenant, tous ressortissants européens ne peuvent
bénéficier en Espagne de prestations sociales telles que les allocations
familiales, les aides au logement ou autres s'ils ne remplissent pas
certaines conditions. Comme les Espagnols et les autres ressortissants
européens, les citoyens roumains et bulgares présents en Espagne qui
bénéficient de prestations sociales sont ceux qui cotisent et paient leurs
impôts. Les aides qui ne sont subordonnées à aucune condition de séjour,
sont presque nulles. La seule possibilité est de tomber malade et aller
d’urgence á l’hôpital. Tous les êtres humains quelle que soit leur nationalité
ont droit á être soigner. Si quelqu’un ose dire le contraire, il faut lui
rappeler le Serment d'Hippocrate:
« Je donnerai mes soins gratuits à l'indigent ».
L’affaire C-333/13
Dans l’affaire C‑333/13, ayant pour objet une demande de
décision préjudicielle au titre de l’article 267 TFUE, introduite par le
Sozialgericht Leipzig (Allemagne), par décision du 3 juin 2013, parvenue à la
Cour le 19 juin 2013, dans la procédure Elisabeta Dano, Florin Dano contre Jobcenter
Leipzig, la Cour (la grande chambre),
dit pour droit:
1) Le règlement (CE) n° 883/2004 du
Parlement européen et du Conseil, du 29 avril 2004, sur la coordination des
systèmes de sécurité sociale, tel que modifié par le règlement (UE) n°
1244/2010 de la Commission, du 9 décembre 2010, doit être interprété en ce sens
que les «prestations spéciales en espèces à caractère non contributif» au sens
des articles 3, paragraphe 3, et 70 de ce règlement relèvent du champ
d’application de l’article 4 dudit règlement. 2) L’article 24, paragraphe 1, de la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil, du 29 avril 2004, relative au droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, modifiant le règlement (CEE) n° 1612/68 et abrogeant les directives 64/221/CEE, 68/360/CEE, 72/194/CEE, 73/148/CEE, 75/34/CEE, 75/35/CEE, 90/364/CEE, 90/365/CEE et 93/96/CEE, lu en combinaison avec l’article 7, paragraphe 1, sous b), de celle‑ci, ainsi que l’article 4 du règlement n° 883/2004, tel que modifié par le règlement n° 1244/2010, doivent être interprétés en ce sens qu’ils ne s’opposent pas à la réglementation d’un État membre en vertu de laquelle des ressortissants d’autres États membres sont exclus du bénéfice de certaines «prestations spéciales en espèces à caractère non contributif» au sens de l’article 70, paragraphe 2, du règlement n° 883/2004, alors que ces prestations sont garanties aux ressortissants de l’État membre d’accueil qui se trouvent dans la même situation, dans la mesure où ces ressortissants d’autres États membres ne bénéficient pas d’un droit de séjour en vertu de la directive 2004/38 dans l’État membre d’accueil.
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