En cette veille de fêtes de fin d’année, nous cédons volontiers à la tradition pour vous présenter nos vœux sincères de bonheur pour l'année 2014.
jeudi 26 décembre 2013
BAGARRE DE MICKEYS Á MADRID
Quand les habitants de la ville de Madrid ont vu la bagarre dans la Place nommée Puerta del Sol, ils se sont demandés : comment en sommes-nous arrivés là ?
Tout d’abord, il faut dire que la Mairie de Madrid est gouvernée par le Parti Populaire depuis 1991. Même deux ans avant, il avait pu gouverner avec un parti centriste. Donc, depuis vingt-trois ans, ce parti est au pouvoir. Il a toujours gouverné sans problèmes. Première conséquence : un ramollissement de la rigueur de la gestion de la ville.
Deuxième conséquence, il faut reconnaitre que ce gouvernement local n’a jamais voulu s’occuper de l’animation des rues. Son idée est très claire. Il prône que moins d’animation dans les trottoirs, plus de public voudra rentrer dans les locaux privés. Comme résultat de ce manque de control des rues, les mafias se sont emparées des activités des mendiants et autres « demandeurs de solidarité ».
lundi 23 décembre 2013
mercredi 11 décembre 2013
vendredi 11 octobre 2013
DESTRUCTION DES TOURS: LE NOUVEAU MODÈLE
La vidéo
Cette
vidéo est un luxe pour les espagnols. En effet, le six juin 2010, les trois
tours de la cité des Indes à Sartrouville (Yvelines), comptant 251 logements,
ont été démolies par foudroyage. En quelques secondes, les trois tours de 13, 15
et 17 étages se sont effondrées dans un épais nuage de poussière et de gravats.
Le quartier des Indes compte 4.200 habitants, sur les 53.400 habitants de
Sartrouville, au nord-ouest de Paris. Appeler quartier, il a été construit et
connut, dans les années 1970, comme la Cité des Indes.
Années 60 et 70
Ce type
de construction fut une réponse au nombre de gens à loger en France au début
des années 70. Dans les villes, le logement inconfortable était encore très
répandu dans les centres anciens. C’est pour cela que furent construits les
logements sociaux qui deviennent très vite obsolètes. Résistants grâce au béton,
les grands ensembles avaient un cadre de vie très contesté, dû aux conditions
de logement.
Crise de 1975
Conséquence
de la crise du pétrole de 1975, la loi de 1977 inaugure le désinvestissement de
l’Etat du champ de la construction de logements. C’est le début de la ruine. Une
grande partie de la population qui a droit á un logement social, d’après son
niveau de revenus, n’arrive pas á y accéder par le biais d’attributions
sélectives et discriminatoires. Une autre partie résiste dans les tours. En effet,
la politique de rénovation urbaine a inauguré un cycle de démolition des
logements sociaux et de renouvellement urbain par la construction privée ou
soi-disant sociale. Ce n’est pas toujours du gout des habitants de la cité.
Pour eux, c’est leur espace communautaire, leur identité. C’est pourquoi ils se
sont parfois mobilisés dans le cadre de la «Coordination anti-démolition».
Le logement en Espagne
Pour la
plus grande partie des espagnols, le logement est un luxe. Le logement social n’existe
pas. Avec un énorme taux d’économie submergée, tous les systèmes publics de
distribution des logements sont faussés. Donc, tout le monde croit que l’autre
ne paye pas ses impôts. C’est vrai. Les grands tricheurs sont les grandes
entreprises qui ne payent pas l’impôt des sociétés. Les citoyens le savent mais
doivent payer un cher impôt sur le revenu. Comme ils ne peuvent lutter contre
ça, ils essaient d’en participer. Donc, les mairies ont organisés la
construction des logements sociaux axés sur la propriété. Le seuil public est
offert aux entreprises qui construisent des bâtiments « sociaux ».
« Gagner » un logement social
Le
logement social ne se loue pas. Il se vend. Le droit d’acheter un appartement
est gagné dans un « spectacle public ». Normalement, ça se fait dans
un pavillon sportif. Le public voit comment un notaire organise la loterie. Tout
le monde a un « billet ». Les mérites sont très élastiques pour que
quiconque puisse avoir le droit de participer. Le notaire garantie le système.
La situation
Donc, il
n’y a pas de politique publique d’intégration clairement lisible au cours des
années de politique de la ville. Il y a un déplacement sociologique évident. Les
personnes âgées restent dans le centre-ville parce qu’ils n’ont pas les moyens économiques
de partir. Les jeunes accèdent à la propriété des nouveaux bâtiments mal-appelés
sociaux. Les jeunes espagnols partent
vers les quartiers neufs et laissent les anciens logements aux étrangers. Le discours
sur l’intégration sociale reste un discours. Beaucoup de paroles, mais peu de projets.
La xénophobie s’est installée là où les mairies ont abandonné leur devoir de
gérer l’espace public.
Immigration
Avec la
crise économique, le problème d’intégration sociale a changé. Beaucoup d’immigrants
sont repartis dans leurs pays. De nombreux logements du centre-ville ont perdu
leur valeur. Pour l’instant, les nouveaux espagnols nés de parents immigrés
sont ceux qui ressentent le plus durement le racisme manifeste dans toutes ces
discriminations. Quelques-uns
d’entre eux le verbalisent et en font la base d’une action sociale et
politique. La plus grande partie se réfugie dans le groupe identitaire et national.
Le plus grand nombre méprise la revendication politique et s’adonne plutôt à
des formes de contestation artistique. Quelles que soient les formes adoptées,
elles sont généralement incomprises et négligées, voire caricaturées.
Conclusion
En France,
mettre en avant la crise des quartiers est une manière d’éviter de faire face à
la crise de société qu’elle révèle et de l’analyser autrement que par des
amalgames simplificateurs. En Espagne, le chômage a grimpé à plus de six
millions de personnes pour un pays de 45 millions. Surtout à cause de l’effondrement du l’immobilier.
Bien pire que la démolition des tours
lundi 15 juillet 2013
BASES DE DONNÉES DANS L’ADMINISTRATION LOCALE
En Espagne,
l’autonomie locale est un principe reconnu dans la Constitution. Du fait, c’est
l’axe de bataille entre les différents pouvoirs territoriaux. Les deux grands
partis politiques espagnols sont le Parti Populaire (PP) et le Parti Socialiste
Ouvrier Espagnol (PSOE). Ils accumulent plus de 75% de votes dans toutes les élections.
Le reste des bulletins de vote vont vers le troisième parti, la Gauche Uni (IU)
et les partis régionaux.
La Gauche
Uni n’a pas de « chance ». Elle est l’héritière du Parti Communiste.
Cet héritage est politique et nostalgique ce qui fait que les deux partis ont décidés
un système électorale pervers. Elle reçoit bien plus de votes que les partis
regionaux mais ses votes se distribuent dans toutes les régions. Le résultat est
qu’elle a bien moins de députés que les partis régionaux.
Le résultat
des alliances entre les partis régionaux et les deux grands partis est une structure
d’État avec bon nombre de dysfonctionnement. Sous prétexte de la crise
économique, le PP veut éliminer l’excès de pouvoir des partis régionaux qui
seraient responsables des déficits des régions. Ce n’est pas vrai pu puisqu’il
gouverne dans presque toutes. Mais le discours de la rupture du pays est
rentable politiquement.
Dans une
démocratie, le pouvoir s’exerce par le droit, non pas par la force. Un des
grands moyens de control des citoyens est l’accès des pouvoirs publics à l’intimité
du citoyen. Pour éviter cette situation, la Constitution Espagnole, dans l’article
18.4, fixe les relations entre l’usage
de l’informatique et les droits de l’honneur et de l’intimité.
Ceux-ci sont
des formations politiques liées à un territoire. Les plus importants sont le
Parti Nationaliste Basque (PNV) et Convergence et Union (CIU). Ils n’aiment pas
recevoir l’adjectif qualificatif de « régional ». Ils se sentent « nationalistes » bien
que ce soit deux partis de centre droite catholique. Ils représentent les
sentiments de la bourgeoisie régionale qui défend ses intérêts en fonctionnant
comme parti d’appui du gouvernement. Peu importe la couleur de gouvernement à
Madrid, eux, ils auront toujours leurs parts du gâteau, le budget de l’État et les
distributions des compétences.
Le
control informatique des citoyens se développe par les bases de données
(abrégées BDD). Elles permettent
de stocker et de structurer des données. Le principal intérêt est de pouvoir
accéder facilement et rapidement aux données, via un système de gestion de base
de données (SGBD), un logiciel permettant de manipuler les données. Les
instructions de manipulation sont envoyées grâce au langage SQL. Toutes ces considérations
techniques sont de moindre intérêt dans ce travail.
.. suite…
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